Jour 18 Pluzin Nikšić

 


Jour 18

Excellente nuit! Bon, il faisait frais, ça change tout.

Le ciel est bien chargé, mélange de brume et de nuages d’altitude.



Je me prépare, fais mes sacs, et décolle. Rien que pour monter au centre du bourg, je prends déjà 80 m de D+, ça annonce la journée!

Le Market est ouvert mais il n’y a pas de machine à café. J’avale une orange pressée et refais le niveau de mon Camel.

Je vois les Suisses qui sont arrivés hier tard, des randonneurs comme moi, peu chargés, en Gravel. Ils vont dans l’autre sens, vers la Bosnie.

Hier ils ont été pris par l’orage et ont dû attendre à l’abri. Ils sont détendus, achètent de quoi petit déjeuner et vont partir un peu tard, à mon avis…

Moi, définitivement, je pars tôt et m’arrête maxi en début d’après midi.

Chacun sa méthode.

Allez je décolle, j’ai immédiatement le premier col de la journée à gravir, 400m! Un peu le Hohneck au départ de Gerardmer. On est toujours surpris de voir à quelle vitesse on prend de l’altitude, dernier coup d’œil au Lac de Piva.





Il fait froid, j’ai enfilé mon coupe vent, et quand j’attaque la descente de l’autre côté, je me gèle carrément et mets ma veste d’hiver.

Les paysages sont spectaculaires. La route est large, le revêtement parfait et je suis presque seul au monde.







Parvenu à un carrefour, le Garmin me fait quitter cette belle route et me dirige vers une zone sauvage. Il y a un panneau incitant les amoureux de beaux paysages à suivre le fléchage. Je m’y engage et c’est encore un grand moment. Route minuscule mais en bon état faisant face a des falaises impressionnantes. Je mitraille.










Une longue grimpette à l’abri du vent ne me décourage même pas, c’est tellement beau. Presque au sommet, un abri face à un panorama incroyable. Je suis en 5G et envoie immédiatement cette carte postale.

Bon, j’y retourne car j’ai froid, le vent devient vraiment soutenu et glacial, en fait on est à 1150m d’altitude, c’est pas étonnant.

Cette route paradisiaque va rejoindre  la nationale que j’avais quitté, mais il n’y a pas plus de voitures.

Puis le parcours va être plutôt à profile descendant et avec ce vent portant, j’ai des ailes.

Évidemment il y a encore des bosses, dont un col à un moment où la route est neuve et large comme une piste d’aérodrome. Des travaux titanesques. Ça m’interpelle sur les aides européennes mais le Monténégro n’en est qu’au stade de la candidature. En tout cas, cette route magnifique va me mener jusqu’à Niksic, deuxième ville du Pays, où je décide de m’arrêter.









 Je savais que je couperais cette étape en 2 et c’est raisonnable car les rafales de vent, quand elles sont latérales, deviennent dangereuses.

En outre, la météo de demain est annoncée plus lumineuse.

J’ai booké un hôtel au centre. Il est un peu tôt. La réception se trouve dans un passage commercial et jouxte un pub qui me tente bien.

Je m’installe et commande une salade César arrosée d’une excellente bière locale. 



Je communique avec l’hôtelier par WhatsApp, il m’annonce que la chambre sera prête vers 15h.

Je peux attendre ici, la musique est, une fois n’est pas coutume, d’un bon niveau. Et j’attaque mon blog.

Puis je fais un tour dans Niksic, le Monténégro fait moins pitos que la Bosnie, on dirait…





Même s’il y a aussi des vestiges de déconvenues 



À chacun son Centre des Nations…

Commentaires

Encore de très belles photos. Tu as raison, prends ton temps rien ne te presses. On ira chez Léon à ton retour. Bises et bonne soirée.
Superbes photos ça donne envie et la chance d être presque seul sur les route s ajoute sûrement au plaisir
Lolie a dit…
Oh lala la circulation et les types qui te rasent les moustaches j’aime pas ça moi. Même si tu dis que cest mieux qu’en Serbie

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