Jour 30 arrivée à Athènes

 





Hier soir, quand le resto a ouvert, j’ai réalisé qu’il s’agissait d’un buffet. Bon.

Suis allé me servir au milieu d’un groupe de jeunes pré ados avec des maillots aux couleurs d’un club de gym de Kyiv, Ukraine.

Je commençais en bon franchouillard à penser que j’allais dîner gratis, mais la responsable du bar est venu me demander de régler 17€. No problem!

Puis les gamines se sont sagement installées pour un breafing et j’ai espéré un moment échanger avec une de leurs coachs, mais ça ne l’a pas fait. En tout cas, je me demandais si ces gosses joyeuses qu’on avait emmené prendre l’air de Grèce, communiquaient avec leurs parents restés sous les bombes aléatoires de Poutine.

Ce matin à 6h, plusieurs d’entre elles sont allé nager, ça m’a fait envie cette mer d’huile et cette fraîcheur qui n’allait pas durer et ça m’a rappelé les stages triathlon que faisait Lola, cette ambiance sportive et conviviale.

Quand j’ai pris le départ, le chauffeur préparait leur car magnifique immatriculé en Ukraine.

Je n’ai eu qu’une dizaine de bornes à faire avant de trouver un café boulangerie ouvert et j’ai craqué pour un croissant avec mon double expresso.

Puis l’enchantement a commencé.




















À un moment il m’est venu à l’esprit que je dormais encore et que je faisais des rêves merveilleux.


Je ne voulais pas perdre de temps avant de prendre un des deux ferrys de la matinée et j’y suis parvenu rapidement. Puis j’avais à rejoindre le départ à Salamina, point ultime de ce trip à travers les Balkans. Un dernier bateau me poserait au port du Pirée.













Le ticket ne m’a pas paru très élevé, j’ai eu un début de nostalgie en enregistrant la vidéo de fin de voyage, le bateau a pris la mer, mais rapidement, il a pointé son étrave vers le port d’en face. 



J’ai compris immédiatement qu’on n’allait pas au Pirée.

Effectivement, on n’avait fait que traverser un bras de mer, et pour le Pirée, il me restait une dizaine de bornes à pédaler.

Let’s go! Mais c’est ce que je déteste le plus, l’entrée ou la sortie d’une capitale, c’est stressant et dangereux.

Parvenu au Pirée, j’ai même marché un peu pour rejoindre le quartier où j’avais ciblé, depuis mon bureau cet hiver, un marchand de vélo, agent Specialized de surcroît. Et comme je suis passé devant un lavage, j’ai fait remettre à neuf mon beau Crux tout poussiéreux.


Puis, j’ai trouvé facilement mon marchand de vélos.

Aïe, le mec n’est pas franchement souriant, il me dit que c’est compliqué car il a beaucoup de boulot. Puis il avise ma monture, me demande d’où je viens, et là, il se détend, et les choses s’arrangent.

Pour une fois, mon vélo va revenir dans un carton Specialized!

Je vais déjeuner au marché du port, puis prend possession de ma chambre.

La réceptionniste me dit qu’on va attendre de voir la taille du carton avant d’organiser le taxi pour vendredi matin.

Douche, blog, dehors c’est la fournaise. Je vais attendre un peu avant de remettre le nez dehors.

Comme chaque fin d’après-midi la chaleur est moins suffocante et je vais à la station de métro toute proche.

Je prends un ticket à 4,20€ valable tout type de transport une journée. Et je saute au hasard dans un métro qui ne va pas vraiment vers le Parthénon.

Je descend à la suivante, me renseigne et me retrouve à monter vers ce lieu mythique. Je posterai les images demain.

En tout cas merci encore de m’avoir suivi lors de ce voyage fantastique, j’espère vous avoir fait rêver un peu. Tous ces pays que j’ai traversé méritent vraiment qu’on y vienne.


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