Jour 9 au sec à Topusko
Beaucoup de mal à m’endormir comme après une sortie de vélo un peu exigeante. Ah bon?
Mon genou gauche m’a lancé cette nuit et j’essaie de me rassurer en voyant les jardins trempés par la fenêtre. Typique douleur d’arthrose.
Mon cycliste n’a pas séché, il n’a pas non plus aimé l’humidité.
Il est déjà 7h30 et je ne me sens pas une pêche de guerrier.
Cool, Bouille, on est aux pieds des falaises, y a pas d’urgence, point de contrôle de passage comme lors d’un rallye. Ça c’était…avant.
Je met mon short et vais au troquet du coin boire un café et un jus d’orange et voir un peu le nombre de lecteurs de mon blog et les commentaires.
Vous n’imaginez pas à quel point c’est encourageant et je vous remercie tous du fond du cœur! Ça m’encourage à envisager la suite du périple et à m’appliquer dans la rédaction de mon journal.
Pour info, j’ai fait éditer tous mes voyages passés en recopiant ce blog avec les photos, ça prend déjà un peu de place dans nos bouquins.
Je consulte la météo, et c’est cata.
Fortes averses pour la journée.
Bon, le ciel est chargé mais pas tant que ça, j’ai mes fourmis qui me tarabustent. Holà, on se calme!
C’est pas l’endroit rêvé pour une journée de repos mais faut quand même que je fasse attention car mon parcours le plus raisonnable qui me mène à Novi Grad à l’entrée de la Bosnie, est principalement en rase campagne et ne propose que peu d’endroits pour s’abriter, et y a 60 bornes quand même.
Je retourne à ma chambrette et me torture un peu avec l’hésitation, et, le temps de bavarder sur ce blog, d’étudier mon parcours des jours à venir, de lire les infos, d’essayer de comprendre ce monde où on casse et brûle pour arroser une victoire sportive, il se met à tomber des trombes.
La messe est dite. Je bivouaque!
Quand même des trucs à faire: laver mon vélo et acheter du chocolat, je suis en manque et ça peut expliquer les petits vertiges de ce matin.
Mon essai de grasse mat’ est contrarié par de violents coups de tonnerre et la drache ne s’arrête plus.
Je m’imagine être parti et patienter sous un abri-bus ou un gros chêne, j’aurais l’air instruit!
Ou pire, être parti ce matin de Karlovac comme prévu et me prendre l’orage en plein dans ma séance de jardinage en forêt! Pas mal non plus!
À midi, la propriétaire n’est pas là, je voudrais lui annoncer que je reste une nuitée supplémentaire, mais il n’y a pas sa voiture.
Je m’attelle au nettoyage de mon pauvre Spé et graisse la chaîne.
Puis je profite d’une accalmie pour aller déjeuner au resto de Topusko.
On n’y propose que des pizzas et des grillades et j’ai besoin de sucres lents. Je tente une pizz et suis très agréablement surpris. À y réfléchir la pâte à pizza contient la même chose que des pâtes. De la farine et de l’eau plus de la levure pour l’une, un œuf pour l’autre. C’est le même mot, d’ailleurs pour nommer ces 2 mets.
Si j’en vois un qui s’endort, je le vire de mon blog!
Il ne pleut plus et je visite un peu ce joli bourg où quelques commerces sont à reprendre.
Je trouve au petit market du chocolat noir. Ma drogue.
La dame est revenue et je paie une seconde nuitée. Elle me propose d’utiliser sa cuisine jouxtant le jardin ainsi qu’une magnifique laitue de son potager qu’elle vient de nettoyer.
Un sens de l’accueil différent de l’Antic Palais de Ljubljana.


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