Jour 27 Menidi Messolonghi
Hier au moment d’aller boire un verre avant le dîner, j’avise un vélo de Bikepacker devant le resto d’à côté. Je devine à qui il appartient et fais signe au jeune attablé en face.
On se salue et je m’assois avec lui.
Il est anglais, sommelier de métier, démotivé d’une vie boulot-dodo, célibataire et a décidé de rouler jusqu’à Katmandou. Il est parti de Rome mais a suivi la côte jusque là.
Je comprends qu’il dort près du cimetière, il a une tente et pas mal de chargement. Il reconnaît qu’il est un peu chargé. Il me dit qu’il prend son temps, roule doucement, qu’il va rejoindre son frère à Athènes et qu’il est en avance.
Puis il doit prendre un Ferry pour Rhodes et ensuite Turquie, quelques pays en « Stan 😂», il hésite pour l’Iran, afin de rejoindre Katmandou.
Je lui dis que je ne mettrais pas un pied en Iran, il me rétorque que je suis bien allé en Ukraine.
Le risque n’est pas du tout le même.
On échange nos réseaux sociaux, je suivrai ce garçon sur Instagram, son périple est vraiment ambitieux.
Je m’interroge sur son budget, prendre son temps, c’est bien gentil, mais chaque jour il faut se nourrir.
Là devant moi, il s’en met pour 25€, ça va vite! Je lui paie sa bière et on se souhaite good luck.
Plus tard je dine sur la plage d’une pizza probablement surgelée, quand je demande au serveur de l’huile d’olive, il me dit qu’il n’en a pas. Moi, je traverse depuis 2 jours des oliveraies gigantesques et ce couillon…bref!
Je passe étonnamment une assez bonne nuit, vu que ma piaule vue mer était aussi vue terrasses avec bruit, odeurs et musique et qu’il y avait des moustiques. Donc fenêtre fermée sans clim!
Mais le lever du jour à poil sur mon petit balcon face au golfe d’Ambrasique contrebalançait le reste.
Départ 7h locale, ça fait 6 à Paris, rien d’ouvert, je fais donc 15 bornes à l’eau fraîche, seul au monde.
Enfin une boulangerie, délicieux cake maison et un jus de poire que je découvre ici, à mourrir!
Puis je suis à nouveau sur la baie et j’aperçois Amphimochie la ville où j’avais programmé de faire étape hier soir.
À la découvrir, j’ai des regrets, c’est d’une autre classe que Menidi.
Café, recharge en eau et c’est reparti.
Je croise encore l’A5 qui file vers Athènes
Le Garmin qui trouvait sans doute que j’avais de bonnes jambes ce matin, m’envoie faire une séance de 5/6 kms sur un Gravel en grosses caillasses comme j’aime pas.
Puis traversée de cultures immenses, oliveraies, du maïs et des arbres fruitiers que je pense être des citronniers. Systèmes d’irrigation labyrinthiques.
Cultiver du maïs dans des régions pareilles me semble une hérésie, mais, bon.
Puis ma route sera plus importante mais toujours aussi calme entre les rangées d’oliviers.
Parvenu à Messolonghi , il est temps de se poser, malgré le vent de l’Adriatique, la chaleur est pesante.
Juste avant cette ville, je m’arrête pour prendre en photo les marais salants, quand j’aperçois des gens en train de barboter dans un canal.
Je me renseigne, ils font bains d’une boue aux vertus… je n’ai pas tout compris.
J’ai ciblé un hôtel dont les commentaires disent qu’il est vieillot.
Je le trouve plutôt pas mal excepté la salle de bain qui est incroyablement vétuste.
Une entrée et une salle de resto de palace, bar accédant à la piscine, tout ça avec du marbre et autres matériaux nobles, la chambre, la literie le petit balcon, parfaits, et tu entres dans une salle de bain des années 70, avec un vilain bac de douche de 70 et son horrible rideau. Bon, 50€!
Ah, ce que j’oublie de dire chaque soir:
Les Grecs sont définitivement plus respectueux des cyclistes que les Albanais et les Bosniaques, et beaucoup plus aux normes de la gestion des déchets. Point de poubelles raz la gu…ici, et pas de décharges sauvages.
Autre grosse différence, en Grèce, on peut payer en sans contact contrairement à ces 2 autres pays où ils n’acceptent que le cash.
Et la connection 5G est la même qu’en France, sans surcoût.
L’Europe a tout de même du bon!
Avant de dîner, je pique une tête dans la baie, l’eau ne rafraîchit pas, elle doit être à 28!
J’allais oublier: qu’est ce qu’ils jactent! Depuis l’Albanie, les mecs sont dès le matin à boire du café et refont bruyamment le monde. Partout! En ville, à la campagne, C’est saoulant.😂
Le soleil, cet impitoyable compagnon de mes journées, se décide enfin à passer de l’autre côté de la terre.
Il sera vite de retour demain, sûrement avant que je soie en selle, quel dictateur!




























Commentaires
Grosses bises 🌟