Jour 25 Entrée en Grèce

 


Heureusement que je suis adepte des boules Quies, un chien a jappé toute la nuit!

Je descends, prêt à partir et ai la surprise de voir le patron déjà à son bar.

Du coup, je me fais un grand café et charge mon Camel en eau fraîche.

Il est 6 h et le soleil est encore bien planqué derrière le spectaculaire massif d’en face.

Je prends la route, il n’y a personne. 






Premier objectif, Gjirokastër, le bled que je n’ai pas réussi à atteindre hier.

Ben y a 30 bornes, c’est de la route de montagne et j’ai bien fait de renoncer hier sous la cagnat, car faut quand même se les taper!

Le bled est vilain et ça ôte mes scrupules. Je ravitaille dans un «  market-cafe » dont le patron est désagréable, et j’ai un haut le cœur quand j’entre dans les toilettes.

Je ferai pipi plus loin!

La route sort petit à petit de ce défilé que je suivais depuis 2 jours, c’est plat, ça roule bien, mais c’est une succession de lignes droites interminables.



J’approche de la frontière, j’ai déjà 60 bornes au compteur, et je dois absolument manger quelque chose avant d’attaquer le col qui m’attend à l’entrée de la Grèce.

Je me pose dans une grande et charmante pergola toute arborée, et, accueil très différent, la dame est d’une grande gentillesse, et me propose une omelette et du yaourt bio. Elle imite la chèvre pour me préciser et se marre.








Après m’être bien ravitaillé, j’attaque le première butte qui mène à la frontière.

Il y a la queue, et personne ne râle quand je vais direct tendre mon passeport au douanier.

De l’autre côté, idem, et des motards sont en pause café.

Je me lance illico dans cette grimpette de 8,7kms, pas un mur d’escalade, mais déjà plus beaucoup d’ombre.

Bon, j’en viens à bout et ensuite, c’est encore une route de montagne, sinueuse et…pas plate!





Et pas d’endroits pour ravitailler avant le village que j’avais fixé comme étape, Kalpaki.

80 bornes déjà, je décide de manger quelque chose et d’aviser, car le bled est assez vilain.

Je commande la plus nulle des salades grecques de ma vie, en grignote un tiers, recharge en eau et me décide de rejoindre Ionnina, la ville initialement programmée pour ce soir mais que je pensais atteindre avec une étape de plus, après mon coup de chaud de la veille.



Un col à l’immédiat, puis 30 bornes de route de montagne, je devrais survivre à ça!

J’obéis volontiers au Garmin qui m’envoie sur un gravel parallèle d’autant que dans cette grimpette, la route est moins large et qu’il y a quelques camions.




Puis, comme cela arrive parfois, sans avoir à racler les fonds de tiroirs, il reste de l’énergie dans ce septuagénaire, et les jambes fonctionnent bien!

Mème si ces derniers kils sont plutôt à profil descendant, ça envoie encore, et quand j’arrive dans cette ville, j’ai 120 bornes et 1000 m de D+ dans les pattes, avec un respectable 21 de moyenne.

Du coup, je choisis un bel hôtel que je négocie à 75€ la nuit.

Le patron est très sympa et assez admirateur de mon périple.

Après la douche je m’endors sur mon blog, puis décide d’aller voir ce lac.

Bon, c’est entre Gerardmer et Annecy.

Du monde dehors comme un vendredi. Moi, suis un peu rincé…



Mais j’ai repéré un italien à la pointe de la presqu’île, je commande des pâtes, la musique est bonne, la vue de dingue!



Après dîner, je fais un tour, il y a un monde incroyable et cette ville mériterait que j’y reste un peu… mais je commence à avoir le mal du pays.






Commentaires

Anonyme a dit…
BRAVO. Tu es un CHAMPION 🌟
Belle performance aujourd’hui et une superbe étape ce soir. Tes photos sont très belles. Tu peux peut-être rester demain et te reposer. Je suis admirative. Prends bien soin de toi.
Bonne nuit dans ce bel hôtel 🌙
Grosses bises 🌟

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