Jour 24 Fier Tepelenē
Parti trop tard, c’est évident!
Je sais qu’il va faire chaud, je sais que c’est une étape sur route nationale, je sais que parmi mes meilleurs souvenirs de trip, il y a les levers de soleil quand ça fait déjà un moment que je roule…eh ben non! 7h15 la fleur au fusil, déjà une heure de fraîche de perdue.
Au moins, je prends rapidement la bonne décision qui consiste à rester sur l’axe principal, à ne pas obéir au Garmin qui veut m’envoyer voir les chèvres en montagne!
Je fais un peu, quand je le sens bien, mais la traversée d’une zone qui me ferait presque regretter le chemin des araignées de la veille, me calme pour la journée.
Chacun de nous connaît au moins une famille de ferrailleurs installée dans tel ou tel village et semant un peu la discorde et ne respectant aucune règle et aucun voisin.
Et bien imaginez une zone où ils se seraient installés à une dizaine de famille!
Là, pendant un temps, j’étais moyen, je faisais signe bonjour à tout le monde tout en retenant ma respiration car ça fumait de partout. Une fois qu’ils ont exploité un truc, ils y foutent le feu, et donc, j’aurais cru traverser une scène de guerre après un bombardement. Tous les chiens en liberté, les gosses dépenaillés et les mecs peu rassurants.
Le pire, c’est qu’il y avait plus loin des exploitations agricoles, des serres et de gros potagers.
Je ne sais pas sur quels marchés sont expédiés ces melons, pastèques, et autres, mais ils doivent fleurer bon la fumée de déchetterie.
Je me suis beaucoup arrêté lors de ce parcours car il a fait une chaleur de bête. Et j’ai été quelques fois l’attraction.
Cette belle nationale, avec une bande sécurisante ininterrompue, m’a permis de dérouler des kilomètres jusqu’au moment où je suis arrivé au pieds des montagnes que j’avais en fond de décor depuis quelques temps déjà!
Je dois admettre que j’ai bien subi ce col en deux volées. Pas un endroit pour se réfugier à l’ombre, et la circulation qui s’intensifiait.
Le soleil, quand on roule à 25-30, on ne le sens pas, mais à 8km/h…
Bien sûr, j’ai eu une descente fantastique, bien sûr, le panorama est devenu incroyable, mais le bruit du trafic est tellement épuisant nerveusement!
À Tepelenē, j’ai pris la décision de stopper et de me poser, car j’avais la tête qui tournait un peu. Je n’avais qu’une trentaine de bornes à faire pour rejoindre mon étape programmée, mais avec encore des bosses et de fortes rafales de vent.
J’ai négocié une chambre très correcte à 30€, et mes fringues sont déjà en train de sécher sur mon balcon.































Commentaires
Demain la Bretagne et sa fraîcheur.
Je n’ose pas penser à nos Parisiens.
Et surtout fais des pauses.
Bonne nuit 🌙
Grosses bises 🌟