Jour 22 Tirana


Quelle ville!

Il y avait une énième manifestation hier soir, ça expliquait peut être ce monde en ville, et cette ambiance joyeuse et bon enfant.



Que n’ai-je 50 piges de moins, je me serais joint à leur fête!

Le peuple s’offusque en fait de la corruption qui n’en finit pas en Albanie, la goutte du vase étant la fille Trump qui veut créer un immense complexe touristique dans la baie de Zvernec, un littoral protégé.


Excellente nuit, je vais prendre un pdj à « Mon amour » le salon de thé que j’ai découvert hier.

Puis je fais quelques achats, de l’eau du jus de fruit, yaourt et des noix de cajou, le tout pour 6€!




Petite lessive, et en route pour découvrir cette belle ville.

J’essaye vainement de trouver le bus qui peut m’emmener tout à l’Est où il y a deux sites à faire d’après les guides: le téléphérique qui mène à un point de vue surplombant la ville et Bunkerart1. Un taxi m’y mène pour 12€.

Dans les années 70, le président de ce pays, parano comme pouvaient l’être les chefs communistes de l’époque, avait fait construire des bunkers anti atomique gigantesques, qui sont devenus depuis des musées. Je m’y glisse et m’y sens rapidement oppressé. J’en connais qui ne pourraient pas entrer là dedans!













Puis je m’éjecte, (terme approprié), et marche jusqu’au téléphérique qui malheureusement est en maintenance.



Je prends un autre taxi pour le centre et me balade sur cette place gigantesque: la Skanderbeg.

De là on peut voir les réalisations italiennes des années 2000, des constructions un peu comme des legos ou des puzzles, avec des éléments qui se déplacent dans tous les sens. Regardez sur Wikipedia, c’est assez surprenant.










L’heure du coup de blanc arrive et je m’y colle sur une terrasse ombragée et retirée.


La circulation à Tirana est digne d’une capitale, sauf qu’ici, on ne chasse pas les autos, et on se fout royalement des vélos.


Une rare piste cyclable


J’ai une terrible envie de viande et me laisse guider par Google.

J’anéantis un tomahawk et des frites arrosés de 2 verres de vin.

Là, pour le coup, je me fais déglinguer et me promets de faire sandwich ce soir pour équilibrer le budget du jour.

Je rentre à mon nid presque sans aide électronique, mon linge est sec, un petit vent rafraîchit le balcon.

La sieste s’impose.

Même phénomène qu’hier, dès que le soleil décline, vers 18h, un petit air frais balaie les rues et la température devient parfaite, ça me rappelle un peu Istanbul. Et ça me fait sortir de mon nid.

Je marche jusqu’au quartier Blloku, zone branchée d’après les guides, et me pose juste derrière la pyramide de Tirana, une agréable terrasse sur herbe est peuplée de jeunes et de quelques policiers.









À noter aussi, quand un serveur vient prendre votre commande, il demande systématiquement : « how are you doing? » on n’a pas l’habitude de ça chez nous! Loin s’en faut!

Pour conclure cette journée et demie à Tirana, je crois que je vais la classer dans le top 3 des villes que j’aurai 
« visitées »
Vraiment, l’Albanie, il faut se dépêcher d’en profiter avant que ça ne devienne trop touristique et plus cher.
Je note déjà des invraisemblances, par exemple, une bière à 4€ dans un endroit dit branché, et à côté de ça, pas un plat de pâtes au dessus de 10€ dans un bon italien!



Commentaires

Anonyme a dit…
Super journée qui donne vraiment envie de découvrir l’Albanie et sa capitale. Je suis contente pour toi.
Tu fais un voyage du tonnerre.
Bonne nuit reposante 🌙
Grosses bises 🌟
Rico a dit…
Comme beaucoup de dictateurs communistes
L ancien dirigeant a été formé dans nos universités, bon repos camarade !
Philippe-FRANCOIS a dit…
Salut Jean Pierre,
Enfin de retour à la maison,
Je peux te suivre à nouveau, super reportage sur Tirana,
Tu as l’air d’aller bien 👏
Dans les années 70 quand j’allais en Grèce l’Albanie était fermée.
Ça donne envie d’y faire un séjour.
Bon courage pour la suite
Au plaisir de te suivre
Tounet :-) a dit…
Quand on a la chance de voyager, on est souvent surpris du service et de l'amabilité des serveurs ou serveuses. "Bonjour, je m'appelle Maria, comment allez-vous ? Qu'est-ce qu'il vous ferait plaisir ?" alors qu'au café du bon coin en France c'est plutôt : "Et qu'est-ce qu'il boit ?" ! :-) !

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