Jour 21 Gardenland Tirana

 


Je dors de mieux en mieux. Peut être qu’en première semaine j’étais un peu stressé par rapport au programme un peu ambitieux de ce périple…

Du coup, je me réveille plus tôt, et c’est tant mieux car je commence à être bien Sud, et il fait chaud. 

Quand on part à 7h, à mi journée, on ne doit pas être loin de l’arrivée.


Petite route enchanteresse et fraîche, puis le Garmin m’envoie sur une piste gravel, des vestiges de mines occupées désormais par des fermiers. Je louvoie entre les poules et les chèvres et, ça ne loupe pas, un gros berger genre Patou me cavale, l’air furieux.

Puis… cul de sac! Barrière militaire.












Allez, demi tour, mon pote le clebard doit m’attendre, l’air narquois.

Je décide, pour essayer, d’adopter la méthode recommandée par les bergers pour gérer la situation.

Dès qu’il me voit arriver, il cavale, sa gueule tout près de mes fesses, je stoppe donc et descend de ma monture et lui demande ce qu’il veut, et ce couard se barre!

J’ai peut être sans faire attention lancé un regard Bouillard…

En même temps le paysan est sorti et, l’engueule, et vient vers moi tout sourire. Du coup, tout le monde vient aux nouvelles, les poules, les chèvres et les moutons.


Military! M’explique le bonhomme en s’excusant presque et me montrant la direction où je suis allé pour rien.

On fraternise et je repars.


Je retrouve ma petite route un peu défoncée mais tranquille.


Je croise la nationale que j’ai quittée hier car trop fréquentée et à cette heure, ça ne serait pas une bonne idée du tout, autos et camions défilent à grande vitesse et il n’y a plus de bande délimitée pour les cycles.

Je suis donc le parcours que j’avais tracé qui m’emmène un peu en hauteur, genre route du vin en Alsace. C’est mignon, de la vigne, d’ailleurs, des figuiers et quelques palmiers, et toujours ces grosses montagnes en fond de décor. Je dois être à 30 bornes à vol d’oiseau de l’Adriatique, c’est tentant, mais je veux voir Tirana et c’est pas sur la côte.

Je vais bien faire tourner les jambes, c’est une journée à 100 bornes, il faut quand même  s’en occuper, dirait un certain Yves, marchand de vélos en retraite. Je m’arrête plusieurs fois et bois beaucoup.









À l’approche de la capitale de l’Albanie, je me retrouve en plaine, et j’ai beau chercher des variantes, il y a de plus en plus de circulation.

Et, truc incroyable, je passe devant le terminal de l’aéroport. Alors si un jour vous avez un avion à prendre à Tirana, prévoyez de terribles embouteillages!







Un peu comme pour Sarajevo, les derniers kils sont en grimpette, la chaleur est devenue plombante, et rejoindre le centre ne va pas être très plaisant. 

Pas de piste cyclable, je dois jouer les livreurs Uber pour atteindre…enfin…le centre ville!

Terrasse, salade César, bière!!

Je réserve un appart qui se trouve à 500 m, galère un peu pour le trouver, mais, ouf! 

Il est bien équipé, bien situé, et pas cher (42€)

Tirana est une ville à voir et je vais peut être faire journée repos-visite.

Les notes du jour:

Je crois qu’en campagne, les Albanais ont inventé le bla bla car! J’ai remarqué en effet que des gens attendent sur le bord de la route, font signe, et hop! Les autos s’arrêtent et les chargent! 

Il y a en Albanie, comme au Monténégro, d’ailleurs, un problème de gestion des ordures. Je n’ai pris que 2 photos, mais j’aurais pu en prendre des dizaines. Quel dommage! Des endroits aussi beaux!



Il semble aussi qu’il y ait un manque d’eau. Il y a énormément de poussière, et les lavages auto sont légions

Je rencontre mon logeur et le paie pour 2 nuits. Puis je pars découvrir cette cité.

















Et je termine cette journée dans un bon Italien.



Commentaires

Anonyme a dit…
BRAVO. 100 kms dans la journée méritent une pause découverte.
Je te souhaite de belles visites. Tes photos sont superbes avec un ciel d’azur. Le propriétaire du chien aurait beaucoup plu à Papi. Passe une bonne nuit 🌙
Grosses bises 🌟

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