Jour 19 Niksic Podgorica
Je prends mon temps ce matin, j’ai étonnamment bien dormi. Boules Quies et de jolis rêves.
Café, orange pressée, sacs, ne rien oublier, c’est parti.
Je roule 2 kms en ville puis le Garmin m’envoie dans la pampa. Quelques décharges sauvages, puis route mignonnette qui file vers des falaises. On m’attend avec un baudrier et des chaussons d’escalade, là bas?
Et bim, la voilà la première grimpette du jour, de gentils escaliers en colimaçon! Mais, bon grip, ça se monte, quelques passages à 18%😂.
Je fais quelques pauses pour empêcher mon palpitant de gicler hors de ma poitrine.
Et tout, toujours, ayant une fin, je parviens en haut et en entamant la descente, je n’arrive pas à faire plus de 10m sans m’arrêter faire des photos, c’est juste incroyable.
Tout en bas de ce grand huit, je distingue une petite maison avec une pergola.
Ma piste rejoint une autre petite route à peine plus fréquentée et quand je passe devant la pergola aperçue de plus haut, je m’arrête car je sens le petit coin de paradis.
La terrasse ombragée donne sur un panorama imprenable. Un couple est en grande discussion avec la patronne sans âge, elle me propose un petit déjeuner monténégrin et me montre ce que le client est occupé à déguster. J’accepte avec un café. Elle me prévient que le café aussi est local. J’ai déjà testé, c’est bizarre mais on s’y fait.
Je m’installe, il fait une douceur de rêve, on pourrait tourner une scène de film dans cet endroit charmant.
J’entends la dame qui s’affaire à la cuisine, elle est en train de me faire des beignets à la minute!
Mon assiette arrive, c’est délicieux, 2 sortes de fromages de chèvre, du jambon de Pays, de la confiture de pruneau et ces fameux beignets que je n’arriverai pas à comprendre de quoi ils sont faits. Recette de son arrière grand mère!
Je dois faire un effort pour repartir, je pourrais me vautrer là et bouquiner mon inséparable John Grisham, mais je sais qu’il me reste du caviar de randonneur à déguster et j’y retourne.
La route est un peu plus fournie, rien que du touriste, quelques cars au sommet près d’un monastère.
Puis ça commence quand même à redescendre mais c’est interminable, je me demande quand j’ai pu accumuler tous ces « D+ ».
Je descends à n’en plus finir, je fais attention à ne pas prendre trop de vitesse, et, bien sûr, il y a de petites remontées casse pattes.
Arrivé enfin en plaine, il me reste une vingtaine de kils peu intéressants mais j’ai encore vent portant et je les avale rapidement.
Une fois n’est pas coutume, je parviens au centre-ville sans risquer ma peau. De jolies pistes cyclables m’amènent devant une belle terrasse.
J’ai le temps de déguster une salade de thon avant le rendez-vous avec mon logeur. Sur Google Maps, l’emplacement m’avait un peu effrayé, mais en fait, c’est dans un quartier parsemé d’immeubles neufs et de bon goût.
Je trouve facilement et l’appartement est charmant et totalement équipé. Je l’avais choisi pour son lave-linge et sa terrasse où je vais pouvoir faire sécher mes fringues, je commençais à être au bord de la faillite au niveau linge propre. Le tarif, 39€ ! Et suis à 500 m du centre ville.
Je pars en balade et suis assez déçu, je cherche vainement un centre ville, mais cette cité est faite de rues rectilignes, bordées d’immeubles de 4 ou 5 étages, un peu style St Dié en bcp plus grand bien sûr, mais pas d’âme. Niksic était bien plus attrayante.
J’erre en m’usant les jambes ou ce qu’il en reste et finit par me poser à une des nombreuses terrasses. Et il y a peu de monde, on se croirait un dimanche, c’est d’un calme à vous rendre dépressif en moins d’une semaine passée ici!
Mon appart étant un peu excentré, je me tâte pour acheter un paquet de pâtes et de me les cuisiner, mais je passe devant un resto local pas très loin de mon lieu de villégiature.
Je reviendrai dîner là.
Je vais plier mes affaires déjà sèches et terminer ce blog.
Demain il faut vraiment que je me réhabitue à décoller de très bonne heure, car, choc en descendant de la montagne et en arrivant à Podgorica, il fait chaud. Il y a des parcs et des pinèdes dont l’odeur rappelle les villes de la Méditerranée,. Rien d’anormal, je commence à être bien Sud.

































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