Jour 17 Foca Pluzine
Stress du jour
Hier en arrivant à Foca, j’ai fait une «Bouillard » (nom de code quand je fais une bêtise)
Je n’avais plus de Bams (la monnaie bosniaque), et je suis allé en urgence, car assoiffé, au distributeur du quartier, et je n’ai pas capté que je demandais 1000 au lieu de 100! Bingo! Me suis retrouvé avec 3 salaires moyens bosniaques! Et les 3 banques venaient juste de fermer…
La punition, c’est que ce matin, après avoir attendu l’ouverture et tenté 2 banques où je jugeais qu’il y avait trop de monde, j’ai fini par patienter 3/4 d’heures dans la troisième, observant des méthodes du siècle dernier pour retirer de l’argent avec concert de tampons, et me torturant en imaginant la préposée secouer négativement la tête quand mon tour arriverait enfin.
J’avais quand même 400€ à récupérer, l’argent bosniaque étant inéchangeable ailleurs qu’en Bosnie.
Ouf, Ça s’est réglé! Et à 9h, j’arrosais ça avec un bon jus d’orange. La blague m’avait couté 2 heures de retard sur mon programme.
Puis j’ai pris la route sous un ciel assez chargé, avec d’ailleurs un risque d’averses annoncé.
Komoot m’annonçait des dénivelés incroyables et je commence à faire de moins en moins confiance en cette application. En effet, si le parcours était loin d’être plat, je n’ai pas eu de murs d’escalade à gravir. Il y en a eu quelques bonnes quand même.
Mais quel enchantement !
En plus, je savais que j’allais entrer dans un canyon interminable et redoutais de m’y trouver seul, mais en fait il y avait quand même quelques touristes en voiture et en moto.
A Mi-parcours, j’ai franchi la frontière et je suis enfin entré dans ce pays qui était un de mes principaux objectifs : le Monténégro.
La deuxième partie fut encore plus sauvage, et cette fois mon phare halogène, dit le « Bellemaman » fut d’une grande utilité, car je dû traverser de très long tunnels.
Une autre « Bouillard », je m’aperçus qu’en enlevant mes lunettes de vélo, j’y voyais beaucoup mieux. Couillon! Mes verres de vélo se tintent progressivement en fonction du soleil!
Il est arrivé une fois qu’une voiture me double dans un de ces tunnels et c’est impressionnant, parce que ça résonne tellement, qu’on ne sait pas d’où les voitures arrivent!
Parvenu à Pluzine je décidai de m’arrêter là, et de me réconforter d’une bonne grillade, tout en cherchant un point de chute pour la nuit.
Cette traversée du Monténégro, je veux la déguster, ne pas l’avaler!
Encore un petit appart à 50€, lessive, et tandis que j’avais amorcé une petite sieste, un orage terrible a fait résonner les cimes alentour.
Puis éclaircie et suis allé dîner.
La tempête a fait suite à l’orage, demain grosses rafales de vent. On verra bien…
























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