Jour 11 bosnie
Jour 11 Bosnie
Nuit à l’hôtel Business Prijedor, en fait un ancien Hôtel de Casino en rénovation avec tout le kitch qu’on peut imaginer.
Un ami du patron a dû s’improviser architecte et c’est à pleurer. Une grosse clim amovible encombre un quart de la pièce et doit rejetter l’air chaud à l’extérieur par un trou qui a été fait en catastrophe.
Un pote de l’architecte a dû s’improviser électricien et là encore c’est un gag. Quand on éteint la dernière lumière, il n’y a plus d’électricité dans les prises dont aucune n’est en tête de lit. L’eau chaude met 10 minutes pour monter au troisième étage et ça me rappelle que dans mon humble hôtel deux étoiles, j’avais un surpresseur qui envoyait l’eau chaude n’importe où dans l’hôtel immédiatement, mais qu’il fallait remplacer tous les deux ans à cause du calcaire. Opération qui coûtait la peau des fesses.
Avant de partir, je fais un saut à la salle de petit déjeuner où je bascule dans le siècle dernier. Une nana qui se déplace en faisant traîner bruyamment ses tongues matelassées me propose un café de la cuisine car la machine à expressos est arrêtée. Évidemment, il est imbuvable et je me tire devant son air navré.
Je quitte cette ville que j’ai bien appréciée, mais qui traîne un passé assez lourd. Bon, c’est la Bosnie!
En route!
Que dire de ce parcours jusqu’à Banja Luka, si ce n’est que je suis assez fier de l’avoir tracé sur Komoot. Un labyrinthe de petites routes qui finit en grand huit bien casse-pattes avant d’arriver à Banja Luca. Cette ville en fait est une métropole, et encore une fois j’ai bien du mal à trouver un endroit pour m’installer afin d’avaler quelque chose, il est temps, je vois des étoiles.
En avalant un plat de pâtes, je cherche désespérément un endroit pour dormir à 20 ou 30 kms d’ici car je n’ai que 55 km au compteur et le parcours suivant suit un long canyon réputé pour le rafting.
Je décolle en me disant que c’est une route touristique et qu’il y a forcément des chambres à louer tout au long. Je fais d’abord une dizaine de kilomètres sur une route où je suis encore seul au monde, mais parvenu à un pont, le Garmin m’envoie sur l’autre rive où la route est plus large et la circulation plus intense. Je réussis à faire encore une quinzaine de kilomètres sur un bon rythme, comme toujours quand ça circule, comme si aller vite empêchait de se faire raser les moustaches!
Puis je me renseigne et un jeune homme qui parle anglais me réserve une chambre par téléphone et m’explique comment y accéder.
C’est au village suivant, je dois suivre une petite route vers la montagne, j’arrive à une cascade prêt d’un élevage de truite et d’un resto bien typique.
En fait j’ai toute une maison à ma disposition.
Douche et lessive et tandis que j’attaque ce blog il se met à pleuvoir.
Excellent dîner















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