Jour trois Balade au milieu de cyclos électriques
Lever six heures, vérification du parcours, lecture des derniers non-évènements en Iran et en Ukraine préparation des sacs et je descends faire le Check-out et boire un thé.
Depuis quelques temps, je ne déjeune plus les matins, je suis une sorte de régime intermittent qui me fait jeûner de 20 heures à midi, j’ai quand même perdu 5 kg grâce à ça et c’est pas rien.
Quand on pèse scrupuleusement ce qu’on met dans ses sacs, c’est quand même un peu ridicule d’avoir une vilaine ceinture graisseuse à traîner dans les cols des Alpes et des Balkans.
Et il est rare que les buffets de petit-déjeuner des hôtels me fassent envie.
Autrefois, j’aurais trouvé très risqué de partir le ventre vide, mais je me suis rendu compte que j’arrivais facilement à rouler trois heures sans rien dans le ventre.
Je pars tranquillement dans un décor sublime, je sais que je suis au pied du célèbre Grossglockner, un des cols préférés des motards et de certains cyclistes.
Moi je vais dans une autre direction et refais dans le sens inverse les 20 km en trop de la veille.
Puis le Garmin m’annonce des dénivelés pas très amicaux et effectivement j’attaque des rampes à 15 % en zigzaguant pour ne pas poser le pied.
Après un long tunnel, je parviens sur un plateau d’altitude
magnifique et m’octroie une pause café.
Puis je m’aperçois que je suis de moins en moins seul et que passent des groupes de cyclos électriques.
Des couples, des solitaires et quelques groupes parfois assez nombreux.
On finit par se reconnaître car sur le plat je les double et quand ça monte c’est eux qui me passent.
Mon parcours doit me faire rejoindre le tunnel de Böckstein mais pour monter à ce nid d’aigle je dois affronter des rampes monstrueuses. Je retrouve quelques confrères non motorisés qui zigzaguent comme moi. Je mange quand même un sandwich avant d’attaquer la fin de cette grimpette d’horreur et je parviens à la gare d’embarquement.
Nous sommes une cinquantaine de cyclistes, le préposé de l’OBB est sympa et range mon vélo tout seul proprement alors que tous les gros engins électrifiés sont entassés assez grossièrement les uns sur les autres.
Le train démarre, le voyage dure une quinzaine de minutes et l’autre côté ça fait un peu comme quand tu sors du tunnel entre les Vosges et l’Alsace, il fait beau d’un côté et ça caille de l’autre. En fait on est à 1300 m, et c’est brumeux.
Bon, j’attaque immédiatement une descente d’anthologie avec des paysages grandioses
puis on arrive dans une vallée bordée de montagnes avec un fort vent violent portant. Je suis comme tout le monde le Radweg qui délaisse parfois la route pour aller chercher d’inutiles mais jolies grimpettes sur les côtés. Puis la chaleur plombe brutalement, et malgré ce faux plat descendant avec vent portant, je décide sagement d’écouter tous les voyants de mon corps qui se sont allumés et de raccourcir le parcours du jour.
Je devais aller jusque Villach et je stop à Millstatt au bord du lac de Seeboden.
Une réceptionniste en tenue autrichienne m’enregistre, je peux aller prendre ma douche et faire ma petite lessive car j’ai encore un balcon et le linge sèche très rapidement dans ces cas-là.
J’attaque mon blog puis je descend vers le lac.
Bon, toutes les terrasses accessibles sont dépendantes d’hôtels luxueux et je marche un peu pour trouver un bel endroit où le Spritz est accessible .
Puis je rejoins un petit italien où je me régale de spaghettis aux fruits de mer.
Je rentre tranquillement en louvoyant entre les hôtels haut de gamme. Ce bled fait penser aux lacs de Côme ou de Garde. Les grosses berlines allemandes pullulent.
J’ai eu de la chance de trouver une chambre à un tarif abordable.
Un œil au parcours que je vais pouvoir faire demain, blog et dodo.











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